Un mois que je n'ai pas écrit, vous n'avez pas eu la fin de mes péripéties et ça vous manque. Je sais...
          Ca va venir.

          J'ai pas envie :'(
          Pas envie d'écrire, de faire le bilan, surtout pas envie de me mettre devant un pc. Plus le temps passe et moins je me souviens, ça devient urgent de mettre de l'ordre à tout ça.

          En attendant, l'essentiel : je suis heureuse.

Dimanche 31 août 2008 7 31 /08 /Août /2008 18:36
- Publié dans : Divers
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          Le dernier vendredi du mois de juin a eu lieu la Freibierfest. Le principe : acheter sa masse et aller se servir au stand de bière autant qu'on veut jusqu'à ce qu'on ne tienne plus...
          Autre technique : emmener deux bouteilles de bière et récupérer après une masse qui traîne par-ci par-là. Ca marche aussi :)
          C'est une fête organisée à Freising par les étudiants brasseurs (je crois) et qui draine beaucoup de monde. Pour retrouver quelqu'un, c'est pas facile !
          Voilà, soirée sympa, où je me suis retrouvée un peu pompette j'avoue, au moins pour dire des conneries ça marche mieux. Toujours.

          Sinon mon petit grand frère Romain est venu me rendre visite avec sa copine, Célia, ils sont venus passer une semaine dans ma petite à chambre en plein grand rush de travail. Encore au début ça allait, on a fait des petits trucs ensemble, mais sur la fin, rentrant à 1h du matin et me levant à 7h, je ne les ai vus que dormir. Tout le monde n'a pas la même vie :)
         On a donc eu le privilège d'aller à la Freibierfest ensemble, manger au resto et boire des verres, voir le foot, se balader. Ils ont même réussi d'aller à Legoland, parc d'attraction avec pour thème les légos, je voulais aussi absolument y aller mais je n'ai pas eu le temps. Inutile de dire qu'ils ont aimé l'ambiance.

          Ils sont partis le mercredi de la présentation de notre projet. Journée de crotte pour moi, puisque j'ai oublié mon texte pendant la présentation (la honte), sur le chemin j'ai perdu ma clé (le double étant entre les mains de Romain rendu à Munich), il faudra donc la remplacer, et enfin, bénéficiant gratuitement d'un ticket pour aller à Munich, j'ai réussi à le perdre dans l'aéroport (et oui, juste en l'ayant dans les mains).

       Et aussi, détail d'importance, Célia étant née le même jour que moi, nous avons fêté ça ensemble, dans l'euphorie du foot toujours.

Samedi 26 juillet 2008 6 26 /07 /Juil /2008 11:51
- Publié dans : Freising
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          Je vous fait une petite description de mes cours de ce semestre :

Aménagement du paysage : toujours la même chose, on parle d'urbanisme, de développement de la ville, à l'aide de nombreux exemples.

Soins des jardins : Entretien et lois sur les jardins historiques, leur évolution... Pour le contrôle on a fait un exposé sur Versailles. Et c'est le prof qui a appris des choses !

Utilisation des végétaux : cours sur les différents types de plantes, propriétés et comment on les utilise.

Projet : ici on travaille sur la valorisation d'un ancien terrain militaire utilisé à partir de la Seconde Guerre Mondiale. Sur le site se trouvent une centaine de bunkers, à nous de décider ce qu'ils doivent devenir (les réutiliser ou les raser), comment, aménagement de la zone économique d'à-côté... Normalement on doit travailler avec des architectes sur ce projet, mais nous sommes un groupe qui n'a pas eu de chance :) donc on se débrouille à trois. Au moins je m'exprime et je suis utile, même si le travail rendu n'était pas terrible.

Urbanisme : comment se construit une ville, comment on aménage une cité, l'orientation d'une maison par rapports au points cardinaux, les lois en vigueur... Très intéressant, mais c'est un pavé à apprendre.

Stage de foresterie :
j'en ai déjà parlé dans le billet du même nom, on a travaillé sur un projet Natura 2000 (c'est de l'écologie pour l'essentiel)

Stage d'écologie des montagnes :
j'en ai aussi parlé, c'est du même style que le stage de foresterie, mais pour la montagne.

Voyage à Berlin : si si, ça compte comme une option, c'est dans le cadre du cours sur l'entretien des jardins historiques. 4 jours dans la capitale germanique !

Ecologie de la ville : il s'agit pour l'essentiel de sorties dans Freising, on regarde quelles plantes sont là et ce que ça signifie pour l'environnement. A cause du projet je n'ai pas pu tout faire, on attend de savoir si on va être noté pour cause de non-restitution d'un outil.

          Sinon j'ai suivi avec parcimonie d'autres cours, comme méthodolgie de la plannification (on y énumère les éléments à prendre en compte dans l'aménagement d'un paysage), ou encore ornithologie : reconnaître les oiseaux à leur chant, sortie avec les jumelles, j'ai vraiment appris plein de choses, et ça donne envie d'aller plus loin.

          C'était donc un emploi du temps détendu. Je voulais faire un autre stage d'écologie pour apprendre les papillons mais je me suis dit ensuite que ça ferait trop (et ça revient à cher à force). J'ai choisi mes cours avec dans la tête de n'avoir aucun examen écrit à la fin du semestre, avec beaucoup de sorties (parce qu'il fait beau), et surtout beaucoup de temps pour pouvoir me consacrer à l'apprentissage des plantes (ce que j'ai fait avec un succès (très) mitigé).

Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /Juil /2008 13:03
- Publié dans : Etudes
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         Déjà, je viens de passer un partiel, c'est-à-dire qu'il n'en reste plus qu'un et que c'est bientôt la fin de ce temps de révision (qui est je dois dire plutôt détendu mais quand même !). Donc dans deux jours, alles vorbei ! Et petite étoile pour Marius, ça c'est juste pour se souvenir.

         Ensuite, je viens de croiser LE prof, celui que je devais absolument voir avant de partir. En effet, étant donné que je suis en double diplôme, il est nécessaire et obligatoire que j'aie deux professeurs tuteurs pour mon stage de fin d'étude, un allemand et un français. Le mien, c'est celui qui sait reconnaître les oiseaux à leur chansons et qui connaît toutes les plantes par leur petit nom. Il a non seulement accepté, mais également donné plein d'adresses de bureaux à Freising et à Munich. Alors je sais pas si je vais rester là, parce que le stage de fin d'étude, faut quand même un truc très bien, et surtout il faut que je me renseigne sur ce que je veux faire, peut faire, et doit faire (mais ça, c'est au programme du mois d'août), mais en tout cas, on peut dire qu'il fait bien son boulot !

         Du coup, j'en profite pour vous faire part de ce que j'ai prévu de faire pendant les vacances. C'est un peu compliqué, parce que ça fait beaucoup. D'abord, vacances avec papa, maman, et les deux terreurs (la plus grande terreur est venue il y a trois semaines environ, je sais j'ai du retard, promis j'essaie de rattraper...). Donc prendre du bon temps, mais aussi travailler CV, book, projets et dessin pour avoir un bagage un peu présentable (je me demande ce que je vais pouvoir ressortir de tout ce que j'ai fait jusqu'à maintenant).
         Retour à la maison, poursuite du stage à Vaux-sur-Vienne sur l'étude de l'évolution du village. Il faut que je retravaille ce que j'ai fait au mois de février, et que je redéfinisse ce que j'en fais. Et ce coup-ci, j'essaie de m'y mettre à plein temps !
         Mais sans oublier les vacances : marais poitevin, randonnée, et visite à Maëla en Bretonnie sont au programme.
         La vraie question est : en un mois de temps, peut-on tout faire ?
         Surtout qu'en plus, j'aimerais m'occuper de mon stage, être au clair avec ça le plus vite possible. Mais autant le dire tout de suite, ce sera en Allemagne (à moins que...).

         Ah et j'oubliais : les rattrapages. De contrôles que je n'ai pas réussi il y a plus d'un an, et que je dois faire fin août. La championne.

         Ce qui nous ramène à la rentrée, j'ai hâte d'y être ! Hâte de finir mes études, et hâte parce que ça va être le retour à la vraie vie (avec moins de fêtes j'avoue, mais quelque chose de plus constructif quand même, ne serait-ce qu'avec Benjamin), avec plein de sport, plein d'observations et de sorties et tout et tout. Non non, je suis pas du genre enthousiaste ! En plus, il paraît qu'on va à Barcelone en voyage d'étude, si ça c'est pas tip top !

         Je me suis fait cuire un oeuf alors... à table. Salut !
Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 13:43
- Publié dans : Etudes
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         L'envie d'écrire m'a perdu... toutes mes excuses donc, peut-être cela va-t-il me revenir, d'autant plus que j'ai des tonnes de choses à raconter. En attendant, voici un article paru dans Le Monde, sur les piscines biologiques et les réglementations. J'avoue, c'est un peu long, ça en dit long aussi...


La piscine verte fait des remous (18.07.08)

         Flotter sur une eau douce qui ne pique la peau ni ne rougit les yeux. Une eau limpide que l'on partage avec de minuscules poissons, des fleurs aquatiques, et dont viennent s'abreuver les oiseaux qu'aucune odeur de chlore ne fait fuir. Depuis un quart de siècle, déjà, Autrichiens, Suisses et Allemands se baignent dans des piscines biologiques qui ont tous les charmes des lacs et rivières encore préservés de la pollution. En France, ces baignades naturelles viennent juste d'apparaître, déclenchant un imbroglio administratif dont l'Hexagone a le secret.

         La piscine bio n'a pourtant rien de révolutionnaire. C'est tout bonnement la nature qui est copiée, l'équilibre biologique d'un lac naturel que l'on reproduit. Ni produit chimique ni chlore. L'eau du bassin de natation est filtrée par des graviers et plantes aquatiques situés dans une zone de régénération adjacente. Pour faire simple : les minéraux fixent les bactéries utiles, celles qui transforment les matières organiques en molécules assimilables par les graminées aquatiques. Ces dernières puisent dans l'eau phosphates et nitrates, la débarrassant de ses impuretés. Une circulation de l'eau est organisée en permanence, afin d'assurer son oxygénation.

         Au plaisir de la baignade en eau douce (rapidement chauffée par le soleil car les zones de régénération sont peu profondes) s'ajoutent d'évidents avantages santé et environnement. On évite le chlore, qui agresse la peau, aggrave l'eczéma ou l'asthme. Et l'on ne rejette pas de produits chimiques mais une eau propre – ce qui, avantages annexes, permet d'arroser et de se passer de permis de construire puisqu'il n'est pas nécessaire d'être relié au système d'eaux usées. Surtout, avec ses airs de petit étang entouré de plantes, la baignade bio ne défigure pas le jardin. Durant les neuf mois de l'année où elle ne sert pas, elle reste en eau plutôt que de se transformer en rectangle de béton bâché.

         Bien sûr, le naturel a ses inconvénients. Prévoir 50 % de surface supplémentaire pour caser la zone de filtration plantée. Surveiller de très près la fréquentation, qui doit être exactement calibrée en fonction des capacités naturelles d'épuration. Entretenir avec soin et constance (taille des plantes, retrait des feuilles, nettoyage de la sédimentation en fond de bassin…). Et débourser à la construction 30 % de plus que pour une piscine classique. Car les équilibres biologiques étant des plus subtils, mieux vaut faire appel à des piscinistes ou paysagistes formés aux savoir-faire d'une poignée de sociétés spécialisées (le franco-suisse Biotech, les allemands Teichmeister, Bionova ou Biotope, le français Typha) que de tenter de creuser soi-même son lac.


CHIFFRES DIX FOIS MOINS IMPORTANTS QU'EN ALLEMAGNE

         Qu'importent l'effort et le coût : depuis peu, en France aussi, la piscine verte est tendance, complétant la panoplie maison en bois-Toyota Prius des familles aisées à forte conscience écologique. Quasiment aucune construction de bassins de ce type en 2002 contre au moins 150 en moyenne annuelle désormais. Chiffres certes dix fois moins importants qu'en Allemagne, et dérisoires si on les rapporte aux 40 000 piscines construites chaque année en France. Mais la croissance de ce marché est exponentielle, observent les spécialistes, qui misent sur l'air du temps écologique et le besoin de rénovation des piscines particulières, souvent vieilles de plus de dix ans, susceptibles d'être transformées à cette occasion en piscines bio.

         Autre créneau d'avenir : la piscine municipale, dont l'absence de chlore et l'aspect nature renouvelleraient franchement l'attrait. En Allemagne, Autriche, Suisse, Italie, on en recense déjà une centaine. En France, la pionnière est une petite station de Haute-Savoie, Combloux. En 1999, le village réfléchit à un espace aquatique sur une prairie en pente, à 1000 mètres d'altitude, face à la chaîne du Mont-Blanc.

         Les architectes paysagistes du cabinet Green Concept n'imaginent pas construire " un rectangle bleu avec des toboggans : on n'aurait vu que ça depuis le Mont-Blanc !" Ils se renseignent, découvrent les piscines bio autrichiennes. Et convainquent la municipalité de Combloux avec leur projet parfaitement intégré au site. Une piscine-lac de 4500 m2, avec 1500 m2 de baignade, pour 1million d'euros, qui ouvre en juillet 2002. " Une évidence ", selon la mairie. Qui découvre dans la foulée que côté réglementation, l'évidence s'impose moins.

         Car ces piscines n'existent tout simplement pas aux yeux de l'administration française. Ne relevant ni de la réglementation sur les piscines (dont l'eau est désinfectée et désinfectante), ni de celle sur les baignades naturelles aménagées (lacs, étangs…), elles ne sont pas franchement interdites mais ne peuvent pour l'instant faire l'objet d'aucune procédure d'autorisation officielle. Bref, on nage en plein flou juridique. A Combloux, la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) fait preuve d'ouverture d'esprit, acceptant de concocter avec la mairie un protocole de suivi particulier.

         "On a pris comme référence la législation sur les baignades naturelles aménagées, explique le cabinet Green Concept. Et on a durci les normes sanitaires. Le tout étant contrôlé très régulièrement par un laboratoire indépendant. " En 2002, le Conseil supérieur de l'hygiène publique autorise cette baignade à titre expérimental et provisoire, sous contrôle de la Ddass; autorisation ensuite renouvelée et étendue (de 500 à 700 baigneurs par jour) devant l'absence de soucis sanitaires.

         Victoire, mais quelle pression sur le village de Combloux, qui se retrouve bien involontairement en position de prouver à l'administration que les piscines bio ne comportent pas plus de risques en France qu'ailleurs. " L'avenir de ces baignades dépend de nous. On n'a pas le droit à l'erreur ", souffle la mairie, qui reçoit coups de fil et visiteurs d'un peu partout. Certains maires, propriétaires d'hôtels ou de campings, comptent sur une évolution rapide de la législation. D'autres se lancent sans attendre, plaçant les Ddass devant le fait accompli. Avec plus ou moins de bonheur…

         Huttopia, une chaîne de campings nature, a ouvert mi-juin son bassin bio à Rambouillet, dans les Yvelines. " Pour une piscine classique, on accumule un tas de produits chimiques dans un local technique. Il faut un masque à gaz et des gants pour les manipuler, des bacs de rétention pour éviter les infiltrations dans le sol. Tout ça nous dérangeait depuis longtemps, remarque Philippe Bossanne, le PDG. Ça ne collait vraiment pas au concept de camping vert…"

         Devant l'absence de cadre réglementaire, la Ddass des Yvelines n'a pu autoriser l'ouverture du bassin. Donc courrier au ministère de la santé. Et de nouveau, autorisation expérimentale, sous contrôle de la Ddass, avec un protocole de suivi sanitaire de type Combloux.


LOBBY CHIMIQUE

         Ailleurs, les Ddass refusent catégoriquement de délivrer une autorisation de baignade alors que les maires, les préfets parfois, et même la région ou le département (qui accorde des subventions pour ces bassins au titre du développement durable) soutiennent les projets. Ce qui n'empêche pas les piscines publiques bio de se construire, et d'être fréquentées, alors même qu'un panneau " baignade interdite " est censé en interdire l'accès… A La Chapelle-Saint-Sauveur, en Saône-et-Loire, le maire Jacques Guiton, 60 ans, quatrième mandat, est entré en dissidence écologique avec son plan d'eau intercommunal bio qui ouvre cet été.

         " On est des culs-terreux qui aimons la campagne. Ce plan d'eau, ça nous rappelle les étangs où on se baignait, tout gosses, quand on gardait les vaches. La Ddass disait non, eh bien, on a fait sans eux. J'ai pris un arrêté d'ouverture, ils n'ont pas demandé de fermer. Le sous-préfet pense que c'est bien pour le secteur, pour le tourisme vert. On fait des analyses tous les quinze jours, et on attend la suite… De toute façon, si on ne veut pas prendre de risques, en tant qu'élu, vaut mieux se sauver !"

         Par précaution, Jacques Guiton a tout de même interdit les séances piscine des écoles. La sonnerie de son téléphone retentit : un coassement de crapaud. Il raccroche et reprend. " Ça, c'est la France ! L'écologie, ça fait bien dans les discours, mais faudrait que l'administration se réveille un peu, que les fonctionnaires ne restent pas entre eux, bloqués sur leur intranet, s'emporte-t-il en roulant les r . Faudrait qu'ils aillent voir un peu sur Internet ce qui se passe en Allemagne par exemple !"

         Au camping Campeole (une chaîne du groupe Trigano) de Saint-Vincent-les-Forts (Alpes-de-Haute-Provence), la piscine verte ouverte l'été dernier fait l'objet d'un arrêté préfectoral d'interdiction de fonctionnement. Les gendarmes sont venus, ont dressé une contravention de 60 euros, et le responsable de la chaîne, Jean-Paul Fournier, est poursuivi pour mise en péril de la vie d'autrui. " On ne parle que d'Europe et de développement durable, et je me heurte à un mur administratif ! Mais je tiens bon, assure-t-il. La piscine est ouverte. Nous recevons beaucoup d'étrangers ravis de retrouver un système qu'ils connaissent. La mairie, la population nous soutiennent. Les analyses effectuées tous les 15 jours ne décèlent aucun problème. Au laboratoire de l'hôpital de Dignes, ils se sont même étonnés que l'eau soit de qualité potable."

         Fin 2006, les ministères de la santé et de l'écologie ont demandé à l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) d'évaluer les risques sanitaires de ces baignades. Peut-être l'avis sera-t-il rendu en septembre. Un nouvel été, donc, de vide juridique et de piscines bio pleines. Le ministère de la santé ouvre le parapluie en donnant des consignes de prudence. Pour les municipalités qui ont déjà ouvert leur bassin bio, ou souhaitent le faire (L'Isle-en-Dodon en Haute-Garonne, Saugues en Haute-Loire, Marsac dans la Creuse…), l'affaire de la piscine verte en dit long sur les lourdeurs de l'administration, sur sa frilosité face à la nouveauté, même testée depuis 25 ans à l'étranger. Sur sa faible implication écologique. Et sur " la puissance du lobby chimique, qui fabrique les pastilles chlorées pour ce gros marché de la piscine, le deuxième derrière les Etats-Unis!", ajoute Bernard Depoorter, directeur France de Biotech, l'une des sociétés détentrices de brevet pour ces piscines.

         "L'eau de nos bassins n'est pas morte, pas stérile, dit-il. C'est une eau vivante, et la vie c'est dangereux pour l'administration qui ne veut pas prendre de risque… Ahurissant, ce conservatisme, alors que dans les pays limitrophes qui ne sont pas les moins sérieux en matière de réglementation santé, c'est autorisé! Paradoxale, aussi, cette façon de saucissonner nos modes de vie : avant on se baignait dans les rivières, avec des limons en suspension, des boues, des algues. Maintenant, tout cela est sale , mais on court en thalasso se faire enduire de boues et d'algues"

         Après sept étés d'exploitation de la piscine de Combloux sans problèmes sanitaires, les promoteurs de la piscine bio sont confiants. Impossible, selon eux, que l'Etat continue de l'ignorer. D'autant que les Allemands travaillent déjà à une réglementation européenne. Et que les effets néfastes des émanations de chlore commencent à être connus. Les maîtres-nageurs ont obtenu, depuis 2003, que leurs fréquentes affections respiratoires soient reconnues comme maladie professionnelle.


Pascale Kremer
Samedi 19 juillet 2008 6 19 /07 /Juil /2008 13:14
- Publié dans : Divers
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          FKK est l'abrévation de Freikorperkultur : la culture du corps libre.
          Ca consiste à faire du nudsme, en fait.
        Et j'ai essayé, parce que j'avais pas de maillot de bain. C'était à l'Hintersee, juste après notre excursion de trois jours à la frontière autrichienne. C'est marrant.
        Faut savoir que chez les Allemands c'est naturel et rarement interdit, beaucoup le font, que ce soit dans les rivières ou dans les lacs (il y en a même à l'Englischer Garten, le parc en plein centre est de Munich).


Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /Juil /2008 13:32
- Publié dans : A-F, ou comment vivre ailleurs
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